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2021, ruée vers l’or?

2021, ruée vers l’or de l’immobilier ? 

Depuis plusieurs années les prix de l’immobilier montent dans les grandes villes, on peut parler de rush immobilier. Parallèlement il baisse dans de nombreuses petites et moyennes agglomérations. Pire dans les campagnes, sur la grande diagonale (en gros de Bergerac à Verdun) certaines communes et départements ont vu leur population décroître rapidement et les biens immobiliers littéralement tomber en ruine.

Comment l’immobilier à changé en 5 ans

Il semblait alors inexorable que ce mouvement haussier dans les métropoles ne connaissent pas de limite. Mais cela était sans compter avec plusieurs phénomènes qui sont apparus ces 5 à 10 dernières années.

Premièrement, certains urbains,  surtout entre 30 et 40 ans, ont commencé à douter du modèle de vie auquel ils avaient  imaginé appartenir. Du coup dans chaque grande ville on a pu observer un début d’exode vers les campagnes ou vers les moyennes et petites villes. Rien de spectaculaire certes, mais un frémissement bien réel.

Cela bien sûr n’a été que le début d’une reconquête des territoires ruraux.  On a commencé à parler de néo-ruraux.  Pour beaucoup, ces anciens habitants de grandes villes cherchaient principalement quand même, des villes moyennes. Elles sont en effet dotées de tous les équipements qui pourraient leur rappeler leur vie dans les arrondissements de leur métropole d’origine. Ils ont donc fait progresser les prix de l’immobilier mais uniquement sur les villes de 30 à 100 000 habitants et surtout pour de la construction neuve.

 

Exode urbain

Deuxième phénomène,  une partie de la jeunesse ne se reconnaît plus dans le modèle néolibéral. La tentation de partir à la campagne créer des communautés est grande.  Pour ce faire, il leur faut des biens peu chers,  assez grands, avec du terrain et isolés si possible.  Cette nouvelle clientèle a donc tout naturellement tourné son regard vers les régions abandonnées. 

Certains villages ou hameaux ont vu plusieurs fermes être rachetées par ces amoureux de la permaculture, de l’élevage ou les amateurs de bio. Rénovation et auto construction sont alors la règle. Chantiers participatifs, formations, de quoi amené de la vie dans des régions ignorées.

Cela aurait pu en rester là avec un changement somme toute assez anecdotique. Mais d’autres phénomènes ont accélérés le rush immobilier dans les communes rurales. 

 

L’arrivée du numérique haut débit

Vivre à la campagne a été longtemps synonyme d’être relativement coupé du monde, reclus. L’arrivée du numérique haut débit, de la fibre, des smartphones a tout changé. Il devient possible de télé travailler, de participer au monde sans forcément vivre de l’agriculture et cela change tout. On peut donc rajouter aux néo ruraux tous ceux qui ne souhaitent pas vivre dans les villes mais qui y étaient contraint par leur travail. Le télétravail prenant de l’ampleur ils ont donc la possibilité d’être nomades et de vivre plusieurs jours par semaine au milieu des champs. 

 

La pandémie de COVID 19, accélérateur de rush immobilier

Et puis la pandémie nous est tombée dessus, avec son lot de drames, de privations et d’inconfort. Les gens confinés dans leurs appartements, sans espace ont mesuré à quel point un jardin, un pré ou la vue sur une forêt étaient importants. Cela à encore accéléré les décisions d’achat de ceux qui le pouvaient mais qui attendaient. 

On peut donc bien parlé de Rush immobilier, dans certaines communes on observe des hausses de 30 à 50% des ventes immobilière en 1 an et cela malgré les périodes de confinement ! Les prix eux aussi grimpent +5% en moyenne sur le territoire national, mais plus 15 ou 20% sur certains spots.


Pénurie de matériaux

Pour finir l’ancien à encore de beaux jours devant lui. Une pénurie de matériaux se dessine en France depuis début 2021. manque de bois de charpente, d’acier, d’aluminium, de bois… les constructions neuves vont donc prendre du retard et plus d’un futur propriétaire risque de se rabattre sur de l’ancien !