Poêle à bois fume au démarrage

Fumée au démarrage

Abordons cette question qui revient souvent : pourquoi certains poêles ou cuisinières à bois fument ils au démarrage de temps à autre ou tout le temps? Réponse d’un expert de chez Poujoulat, spécialistes de la gamme de conduits & sorties de toit afin de nous éclairer.

"De temps à autre ma cuisinière se met à fumer au démarrage, pourtant c'est une très bonne marque, je ne comprends pas..."

Nous avons reçu ce commentaire d’une internaute qui sollicite notre aide. 

fumée au démarrage
fumée au démarrage

Que vérifier sur votre poêle à bois ?

Vérifiez en premier lieu chaque points de cette liste, avant d’aller plus loin dans les investigations.

  • La cheminée est-elle bien ramonée ?
  • L’installation à t’elle déjà bien fonctionné ?
  • La taille des conduits est elle proportionnée ?
  • N’y a t’il pas de coudes trop nombreux ?
  • Est ce que le poêle n’a pas été endommagé? fissures, sortie de tuyau de fumée fissuré?
  • Le bois est-il bien sec?

Vous avez vérifié tous ces points et tout est ok? Le contenu de notre interview avec un technicien de Poujolat va vous intéresser !

 

L’avis de l’expert fumisterie

Il faut vérifier tout problème sur le dimensionnement de l’installation. La mise en route d’un appareil indépendant de chauffage au bois peut s’avérer compliqué. Dans certaines conditions climatiques précises le poêle ou la cuisinière peut  fumer au démarrage.

Le tirage thermique dans un conduit s’explique par la différence de température.  La colonne de fumée qui est chaude est donc plus légère que l’air ambiant. C’est l’effet « Montgolfière ». La chaleur produite par le foyer aide la fumée afin qu’elle monte dans le conduit et crée « un effet de pompe » thermique.

Si la température et la pression de l’air ambiant et celles contenues dans le conduit sont très proches l’une de  l’autre, alors il n’y a pas d’effet de pompe dans le conduit. Et c’est le cas par temps bas (faible pression atmosphérique) et par température extérieure douce.

Equipez-vous d’un conduit isolé métallique certifié, tels que les conduits Cheminées Poujoulat. Investissez dans un appareil Bois Énergie à haut rendement labellisé Flamme Verte. Très important aussi, un combustible de qualité qui favorise la mise en route de l’allumage et donc l’évacuation des fumées.

Pour amorcer le tirage et éviter que le poêle ne fume au démarrage

Il n’est pas nécessaire de remplir l’appareil de bûches, une flamme vive même brève sera suffisante pour aider à créer un tirage. Nous vous recommandons pour ce faire, par exemple du petit bois d’allumage extra sec et l’Allum’ Express de la marque Woodstock.

Veillez aussi à ouvrir en grand l’arrivée d’air de l’appareil.

Après cette première opération, chargez normalement le foyer en bûches de bois sec et calibré afin de faire une belle flambée.

merci à Poujoulat

Pour toutes vos installations de poêles à bois, à granulés et cheminées référez vous à La norme NF DTU 24.1 de septembre 2020, c’est elle qui régit le mode d’évacuation des fumées de tous types d’appareils de combustion (chaudières, poêles, cuisinières, inserts, foyers ouverts) pour tous les types d’énergies.

Ce sont ces textes qui sont utilisés en cas de sinistre par les assureurs.

Poêle à bois qui fume au démarrage / Autres réponses à vos questions

Le ramonage de ma cheminée est-il obligatoire ?

Oui, toutes les communes imposent un ramonage obligatoire annuel par un ramoneur professionnel (consultez les dispositions du Règlement Sanitaire Départemental).

Faire ramoner sa cheminée est donc une obligation légale mais cela permet aussi de :

  • Éviter les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone, un gaz inodore extrêmement nocif.

    Pour info : certaines communes et assurances exigent la justification d’un ramonage annuel. Renseignez-vous : en cas d’incendie, vous ne serez pas indemnisés.

  • Avoir un meilleur tirage.

    De multiples facteurs viennent entraver les bon fonctionnement et tirage d’un poêle à bois ou d’une cheminée :

    – Le dimensionnement du matériel et sa géométrie (privilégiez quand c’est possible la rectilignité).

    – La différence de température entre air intérieur et extérieur.

    – La hauteur du faîtage et de la souche (= partie extérieure du conduit) ainsi que la présence ou non d’un mitron (ou chapeau).

    – De la suie, du goudron ou la présence d’un élément indésirable (nid, oiseau…).

    – Un joint de porte usé : essentiel au rendement énergétique et donc à une bonne diffusion calorifique, ce joint d’étanchéité est un élément crucial. Selon votre utilisation, il est à changer tous les 2 à 3 ans.

    Les signes qui vous informent que votre joint de poêle est obsolète : il s’effiloche, la porte claque quand vous la refermez… Un joint abîmé, c’est aussi le risque d’émanations de fumées toxiques mais ne vous inquiétez pas : le ramoneur vérifie tout ça lors de son intervention.

  • Faire un geste pour l’environnement et réduire sa facture énergétique.

Combien coûte un ramonage par un pro ?

Prix d’un ramonage classique : compter entre 50 et 140 € selon les régions mais aussi la taille des équipements et le type de nettoyage (ramonage seul ou ramonage + débistrage).

Qu’est-ce-que le débistrage ?

A l’origine de la majorité des feux de cheminées ou poêles à bois, le bistre est de la suie (= particules de carbone et d’huile) qui se dépose sur les tuyaux à la combustion du bois et condensation des fumées. Très inflammable et favorisé par de multiples facteurs (bois trop humide, feu mal allumé, mauvaise isolation du conduit de cheminée…), ce goudron est enlevé mécaniquement par le ramoneur si besoin.

bois de cheminée
bois de cheminée

Quel bois utiliser dans mon poêle pour éviter limiter les risques de fumée ?

Si la qualité du poêle à bois est le critère essentiel d’un bon rendement, ce n’est pas le seul. Lui fournir le bon carburant est tout aussi important.

Ce carburant, c’est bien évidemment des bûches oui, mais pas n’importe quelles bûches. Elles doivent en effet avoir :

  • un taux d’humidité ne dépassant pas 20 %,

  • un fort pouvoir calorifique.

     

Utiliser du bois sec

Un bois humide brûle difficilement, encrasse les tuyaux et diffuse, sur une durée plus courte qu’une bûche parfaitement sèche, une moins bonne chaleur. Pour faire simple, l’énergie thermique sert davantage à faire évaporer l’eau qu’à vous chauffer !

OK, mais comment savoir si mon bois est parfaitement sec ? Voici quelques astuces de pro :

  • Tout d’abord faire confiance au bouche à oreille pour sélectionner votre vendeur de bois et ne pas attendre le dernier moment pour faire le plein !

  • Test visuel : aucune trace de moisissure ni champignons ne doit être visible sur le bois. Question de bon sens.

  • Test d’impact : si vous frappez deux bûches entre elles, le son ne doit pas être sourd, il doit au contraire résonner…

Autre option pour être certain à 100 % d’utiliser du bon bois pour votre poêle ou cheminée : l’humidimètre. Très accessible aujourd’hui pour les non professionnels (prix à partir d’une trentaine d’euros), ce petit outil très pratique a de multiples utilisations : il sert aussi bien à vérifier le taux d’humidité de votre bois de chauffage qu’une cloison sèche après une fuite, un meuble ancien en bois, la qualité de l’air intérieur… Peu d’erreur possible si vous utilisez bien l’appareil et le résultat est immédiat.

Bref, un bois est sec lorsque son taux d’humidité est inférieur à 20 %. entre 20 et 35, il est demi-sec. Au dessus d’un taux d’humidité de 35 %, il est dit vert : son apport calorique est très faible. Si vous n’avez d’autre choix que d’acheter du bois vert ou demi-sec, prévoyez de le conserver 1 ou 2 ans dans un endroit sec avant de l’utiliser.

poêle à bois
poêle à bois

Utiliser du bois de feuillus durs

Côté essences, les feuillus durs (charme, chêne, frêne, hêtre, orme…) sont à privilégier. Autre option pour se chauffer sans fumée même ‘s’il n’y a pas de fumée sans feu‘ : les bois mi-durs (châtaignier, faux acacia…) et les fruitiers.

Si les résineux (épicéa, mélèze, pin, sapin…) et les bois tendres (bouleau, peuplier, saule, tilleul…) sont moins chers, leur pouvoir calorifique est limité ; quant aux résineux, ils encrassent les conduits très rapidement. Utilisez-les avec parcimonie, principalement comme bois d’allumage. Facilement inflammables, ces bois sont parfaits pour démarrer un feu ou une flambée rapide. Attention cependant aux projections sur le plancher ou parquet. Protégez bien le sol.

Dans tous les cas, n’utilisez pas de bois traités ou peints dans votre poêle ou cheminée pour vous chauffer : leurs fumées sont très nocives et ils se consument difficilement.

Enfin, acheter du bois PEFC local, c’est la garantie d’un processus et de bûches de qualité pour votre poêle ou cheminée.