Refaire un sol ancien : solution ragréage autolissant
Problématique : sol ancien très abîmé, appartement 1900, nécessité refaire sol
Voici dans une courte vidéo, une méthode pour refaire un sol abîmé, grâce à un ragréage béton autolissant qui va permettre de repartir sur un sol plan et propre. Pour cela vous aurez besoin de sacs de ragréage auto lissant, d’un platoir flamand, d’un mélangeur électrique et d’un grand seau.

Une fois terminé, on posera un sol vinyle collé.
- Étape 1 : Nettoyage du sol
- Étape 2 : Passage d’un primaire d’accrochage
- Étape 3 : Préparation du ragréage autolissant
- Étape 4 : Étaler et lisser le ragréage
- Dernière étape : Laisser reposer et sécher pendant 24h
Voir la méthode dans la vidéo ci-dessous
Faire un ragréage demande un peu de méthode et d’habitude pour lisser correctement. Même si cela est relativement simple, ne testez pas sur une grande pièce pour un premier essai. Commencez par un placard ou une petite pièce pour bien maîtriser le lissage qui donne la surface finale. Le terme autolissant ou autonivelant ne signifie pas qu’il suffit de le jeter par terre pour que la surface soit parfaite. Le travail au platoir est essentiel pour répartir le ragréage correctement.
Comment faire un ragréage ou un béton

Qu’est-ce que le ragréage et dans quels cas l’utiliser ?
Le ragréage est une technique de nivellement qui consiste à appliquer une fine couche de mortier sur un sol afin de corriger sa planéité ou son état de surface. Il est particulièrement utilisé dans les cas où un sol présente des irrégularités, des fissures ou des trous qui empêchent la pose correcte d’un revêtement de finition, comme un carrelage, un parquet ou un sol vinyle. Ce procédé permet de lisser le support de manière à obtenir une surface plane et uniforme, prête à accueillir le futur revêtement. On privilégie le **ragréage autonivelant** lorsque les irrégularités sont légères (jusqu’à 3 cm), alors que pour des désordres plus marqués, il sera nécessaire d’envisager un ragréage fibré, capable de supporter de plus grandes déformations. Il s’avère alors crucial, avant de poser tout type de revêtement, de choisir le bon produit selon la nature du sol existant et le rendu final désiré. J’ai souvent pu constater sur les chantiers que cette étape est trop souvent négligée, alors qu’elle conditionne la qualité et la durabilité de la finition.
Comment réaliser un ragréage sur un sol en béton ?
Pour réaliser un ragréage sur un sol en béton, une méthode rigoureuse permet d’obtenir un résultat optimal. La première étape consiste à préparer le support : le sol doit être propre, sec et dépoussiéré. Toutes traces de graisse, de peinture ou de moisissures doivent être soigneusement éliminées, et les fissures comblées avec un mortier de réparation. Ensuite, il est nécessaire d’appliquer un **primaire d’accrochage** adapté au béton. Ce primaire favorise l’adhérence du ragréage et évite la formation de bulles d’air. Après le séchage de cette sous-couche, généralement une ou deux heures, le mortier de ragréage peut être mélangé en respectant strictement les doses d’eau prescrites par le fabricant, pour assurer une consistance homogène. Appliquez ensuite le produit sur le sol, en commençant par les points les plus bas pour égaliser les niveaux. À l’aide d’un **platoir flamand**, travaillez la matière pour garantir une répartition uniforme. Le ragréage auto-lissant se mettra en place de lui-même, mais l’utilisation du platoir permet de lisser efficacement les éventuelles irrégularités. Enfin, laissez le ragréage sécher pendant 24 à 48 heures avant d’envisager toute pose de revêtement. Cette opération, bien qu’elle puisse sembler accessible, nécessite de la précision et du soin, c’est pourquoi je vous recommande de vous entraîner sur de petites surfaces si vous débutez.

Quels types de ragréage et comment choisir le bon produit ?
Il existe principalement trois types de ragréage à choisir en fonction de l’état de votre sol et du projet souhaité. Le **ragréage autolissant**, également appelé autonivelant, est idéal pour corriger des irrégularités légères, de l’ordre de 3 mm à 2 cm. Il est particulièrement adapté pour des sols intérieurs, tels qu’un sol en béton légèrement endommagé, et permet de créer une surface plane avant la pose de revêtements comme le carrelage ou le vinyle. Ensuite, le **ragréage fibré**, renforcé par des fibres synthétiques, est utilisé pour des surfaces plus endommagées présentant des fissures profondes ou de plus grandes irrégularités, souvent jusqu’à 4 cm. Ce type de produit est aussi plus adapté aux sols susceptibles de subir de légères déformations. Enfin, pour les espaces nécessitant une rénovation extérieure ou un ragréage de grande résistance (comme les plateformes de garages ou les terrasses), le **ragréage haute performance** est un choix pertinent en raison de sa capacité à supporter des contraintes mécaniques importantes. Pour bien choisir le produit adéquat, il est essentiel de prendre en compte la nature du sol support, l’épaisseur à corriger et l’usage final de la surface. En cas de doute, je conseillerais de consulter un professionnel ou de demander conseil auprès d’un vendeur spécialisé sur la spécificité du produit choisi.
Combien de temps dure le séchage d’un ragréage ?
Le temps de séchage d’un ragréage moyen. Pour un ragréage autolissant appliqué sur une épaisseur de 3 à 5 mm, il faut compter entre 24 et 48 heures pour un séchage superficiel avant de pouvoir marcher dessus. Cependant, ce délai peut s’étendre jusqu’à 72 heures pour une pose de revêtement, comme du carrelage ou du parquet, afin d’assurer une adhérence optimale. Si vous utilisez un ragréage fibré ou haute performance, prévoyez un temps de séchage légèrement plus long en fonction des spécificités du produit. Il est également recommandé de consulter les indications du fabricant, car certains ragréages à prise rapide permettent une pose plus précoce, parfois dès 12 heures. J’insiste sur l’importance de respecter les consignes de séchage, car une précipitation à poser le revêtement peut compromettre la qualité et la durabilité du résultat final. En plus de l’épaisseur, les conditions climatiques jouent un rôle crucial. Par exemple, en hiver, un environnement trop froid ou humide retarde le processus de séchage. Il est donc primordial de maintenir une température stable, idéalement autour de 20°C, et à faible taux d’humidité pour garantir un séchage optimal.
Quels sont les outils nécessaires pour faire un ragréage de sol ?
Voilà une liste des outils nécessaires : un platoir flamand, outil indispensable pour étaler et lisser uniformément le mortier de ragréage. Ensuite, un mélangeur électrique sera nécessaire pour obtenir un mélange homogène de votre produit sans effort, garantissant ainsi une bonne fluidité et une pose uniforme. Pour les grandes surfaces ou les mélanges rapides, un seau de mélange de grande capacité s’avère également indispensable, facilitant le brassage des grandes quantités de ragréage. En amont, avant d’appliquer le mortier, prévoyez aussi un aspirateur de chantier pour un nettoyage minutieux du support afin d’éliminer toutes poussières ou débris susceptibles d’entraver la bonne adhérence du produit. Puis, n’oubliez pas l’application d’un rouleau ou pinceau pour le primaire d’accrochage, afin de maximiser l’adhérence du ragréage au sol. Pour les finitions, vous pourrez aussi avoir besoin d’un rouleau débulleur, idéal pour éliminer les bulles d’air qui pourraient se former pendant l’application. Bien sûr, n’oublions pas des équipements de sécurité personnels, tels que des gants de protection et des lunettes, car le ragréage contient souvent des produits irritants. Ces outils vous permettront d’aborder cette tâche avec professionnalisme, assurant ainsi un résultat durable et de qualité.
Sur quelle surface peut-on réaliser un ragréage ?
Le ragréage peut être effectué sur une grande variété de surfaces à condition que celles-ci soient bien préparées. En effet, le support doit être propre, sec, solide et parfaitement adhérent pour garantir un bon résultat. Voici une liste des principaux types de surfaces compatibles :
- Béton : Il s’agit du support le plus courant pour le ragréage. Avant d’appliquer le produit, il est essentiel de bien nettoyer, combler les fissures éventuelles et utiliser un primaire d’accrochage adapté.
- Carrelage : Un ragréage peut être réalisé directement sur des carreaux existants, à condition que ces derniers soient bien fixés et en bon état. Un primaire est aussi recommandé pour améliorer l’adhérence du mortier sur le carrelage.
- Chapes ciment : Idéales pour le ragréage, les chapes doivent être dépoussiérées et exemptes d’humidité avant toute application. Là encore, un primaire peut être nécessaire selon les caractéristiques de la chape.
- Anciens parquets en bois : Le ragréage est possible, mais il nécessite des précautions supplémentaires. Le parquet doit être stable, sans planches déformées ni jeux entre elles. Un traitement préalable avec un primaire spécifique bois est souvent requis pour permettre au mortier d’adhérer correctement et éviter les mouvements de dilatation du bois.
- Planchers chauffants : Il est possible de réaliser un ragréage sur un système de chauffage au sol avec un mortier adapté à ce type de surface. Veillez dans ce cas à utiliser un ragréage spécialement conçu pour résister aux fluctuations de température.
Il est donc primordial de bien identifier la nature du sol avant d’effectuer un ragréage, et d’adapter la préparation ainsi que les produits utilisés en fonction de la surface. Quelques tests préalables peuvent être utiles pour s’assurer que l’ensemble des conditions sont réunies pour une adhérence optimale.
Le ragréage, un moyen de lisser un sol ?
Le ragréage est en effet une méthode éprouvée pour lisser et niveler un sol. Il permet de corriger les défauts de planéité tels que les fissures, petits trous ou irrégularités, et de préparer ainsi une surface avant la pose d’un revêtement final. Que vous soyez sur un projet de réhabilitation d’un appartement ancien ou en pleine construction neuve, le ragréage assure une remise à niveau rapide et efficace d’un sol. Le principe consiste à appliquer une fine couche de mortier spécifique, autolissant ou fibré, selon les besoins du chantier. Ce mortier, spécialement conçu pour se répartir de manière homogène, offre non seulement une surface plane mais améliore également la durabilité du revêtement final posé. Cependant, il est important de souligner qu’un travail au platoir flamand reste primordial pour une répartition uniforme, en complément de l’autonivellement naturel du produit. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le produit « autolissant » ne signifie pas que le résultat sera parfait sans effort, une intervention manuelle reste nécessaire. Ce procédé s’avère donc un allié indispensable pour obtenir un sol lisse, propre, et performant, apte à recevoir une finition comme du carrelage, du vinyle ou même du parquet. De nombreuses années sur les chantiers m’ont montré que lorsque cette étape est bien réalisée, elle garantit la qualité et la longévité de tout type de revêtement de sol. Que vous soyez un bricoleur averti ou débutant, ne sous-estimez pas le ragréage comme une simple étape cosmétique, car il joue un rôle fondamental dans la bonne tenue de l’ouvrage.
Quel est le prix d’un ragréage ?
Selon le produit, le coût d’un ragréage autolissant se situe entre 5 à 15 euros par m², incluant uniquement le prix du mortier. Pour un ragréage fibré, plus adapté aux sols présentant de plus grosses irrégularités, le tarif peut grimper à 15-25 euros par m². Cependant, ces prix ne tiennent pas compte de la main d’œuvre, si vous faites appel à un professionnel. Le coût total peut également être influencé par des frais annexes comme l’achat de primaire d’accrochage (assurant la bonne adhérence du ragréage), de matériel (mélangeur, seaux, platoir, etc.), mais aussi selon la région ou les conditions spécifiques du chantier. Pour donner un ordre d’idée, sur une pièce de 20 m² nécessitant une fine couche de ragréage autolissant, le coût total peut varier de 150 à 400 euros en fonction des matériaux et de l’assistance professionnelle. Enfin, il convient de se renseigner sur les temps de séchage et de prévoir ce paramètre dans le budget global si des délais supplémentaires peuvent entraîner des coûts d’immobilisation, notamment pour des projets incluant une intervention ultérieure (pose de revêtement ou travaux supplémentaires). Si vous souhaitez obtenir un devis plus précis, je vous recommande de consulter un professionnel ou une entreprise locale spécialisée dans ce type de travaux afin d’ajuster le tarif selon la situation exacte de votre projet.